
L’album The Dark Side of the Moon marque l’apogée du groupe Pink Floyd et est souvent considéré comme la pièce maitresse de leur discographie. Il sortit dans les back en 1973, et 30 ans plus tard je considère que celui-ci est encore d’actualité, du moins, c’est le cas pour une bonne partie de ceux qui écoutent du rock
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The Dark Side of the Moon était le titre initialement prévu par les Pink Floyd jusqu’à la découverte d’un album du même nom réalisé en 1972 par le groupe « Medicine Head ». Pink Floyd décida alors de changer le nom en Eclipse: A Piece for Assorted Lunatics.
Et comme on dit parfois, le malheur des uns fait le bonheur des autres … Le flop total de l’album des Medicine Head permit quand même aux Floyds de reprendre le titre original!
Mais l’album n’est pas né d’un coup. En 1971 le groupe pense qu’il est temps de partir pour une nouvelle tournée anglaise, mais ils sentent bien qu’ils ne pourront finir celle-ci sans avoir quelque chose de nouveau à jouer. En effet les Floyds aiment que leurs concerts se déroulent en 2 parties : la première moitié consistant en de nouveaux morceaux et la deuxième à jouer des grands classiques. Le groupe est alors à court d’idées comme le souligne Barry Miles, personnage haut en couleur ayant fortement contribué à l’émergence du Floyd dans l’underground londonien des années 60, en particulier au mythique UFO Club.
Après un séjour infructueux dans une des maisons des Stones du côté de Bermondsey, ils décident alors de se réunir dans leur studio préféré afin de fouiller dans les samplers des albums précédents laissés sur place. Au bout de 4 jours ils avaient réussit à réunir une douzaine d’extraits. C’était la même technique que celle employée lors de la mise en forme de l’album Meddle : une sorte de brainstorming musical. Ils s’installèrent tous dans une pièce pour jouer de leur instrument, juste jouer : pas d’idées, de thèmes ni de paroles de chansons. Le mythique riff de « money » provient de l’une de ses sessions. Les différents membres s’accordèrent ensuite une pause avec leurs familles à noël, puis se retrouvèrent-le jour du nouvel an 1972 dans la cuisine de Nick Mason. Ce fut là que Roger Waters évoqua pour la 1ère fois l’idée d’un album basé sur le thème du travail, de la folie, du vieillissement et de la mort.
Roger: “I’d been listening to songs and we thought we could do a whole thing about the pressures we personally feel that tend to drive one over the top, to drive one into crazy situations. […] money, the pressure to earning money. […] The things about organised power structures like the church or politics, violence, aggression. I sat down with that list of things having talked to mainly Nick, and just saying that we could work with that bit an go in that order. […] like the pressures that tend to be anti-life – how about that?”
C’est à partir de ce moment qu’ils commencèrent à écrire tous ensemble une liste des différentes « pressions » évoquées si dessus, et tentèrent d’intégrer les paroles dans les musiques déjà composées. On peut signaler le fait que toutes les paroles de cet album furent écrites au final par Roger Waters. Le degré d’importance des paroles dans les albums de Pink Floyd fait souvent débat, mais il apparaît clairement que dans cet album la musique tout autant que les paroles ont contribué à son succès. Une chose est sure, les paroles étaient parfaites pour les adolescents de l’époque car elles donnaient forme aux peurs secrètes que l’on a vis-à-vis du futur et transmettaient un message positif.
Roger: “I think that people are prepared to accept that simple exhortation to be prepared to stand your ground and attempt to live your life in an authentic way”.
Il fallut au groupe près de 6 semaines pour écrire l’album The Dark Side Of The Moon, bien que certains passages ne fussent ajoutés que lors de l’enregistrement, et d’autres radicalement changés. Ils partirent alors en tournée au printemps 1972 avec en poche les enregistrements de eclipse. Le succès fut fulgurant ! A tel point que le bouche à oreille fit tout à leur place. D’après le promoteur Peter Bowyer leur budget total en publicité durant cette tournée ne dépassa pas les 13 pounds, ceci incluant l’argent dépensé pour un message qui indiquait aux fans qu’un des shows de Manchester serait reporté en raison d’une coupure de courant
! Ils jouèrent dans près d’une douzaine de villes, et dans chaque ville de province, les 13 000 sièges disponibles furent vendus !
Le Financial Times écrivait alors: « if anyone else attempted a visual and aural assault it would be a disaster; the Floyd have the furthest frontiers of pop music to themselves. »
Le groupe était encore underground à l’époque mais il semblait évident qu’ils n’allaient pas le rester très longtemps.



